Un métier lié au sacré pendant l’Égypte ancienne

Il faut remonter à plus de 7 mille ans en arrière pour trouver les premières traces du métier de barbier. En effet, des reliques de rasoirs datant de 3 500 av. J.-C. ont été découvertes dans des tombes de l’Égypte ancienne. Des papyrus et des gravures trouvés dans d’anciens monuments montrent également des barbiers utilisant des rasoirs lors de rites superstitieux. Ainsi, les prêtres de l’Égypte ancienne, qui faisaient figure de haute autorité, sont illustrés en train de se faire raser la barbe ainsi que les parties intimes. Ces rites religieux prenaient place tous les trois jours, faisant du travail du barbier un métier respecté. Les barbiers étaient au cœur de la vie religieuse de l’Égypte ancienne.

L’art du barbier découvert par la République romaine

Initialement, les hommes de Rome portaient de longs cheveux et des barbes, à l’instar des tribus gauloises ou germaniques situées plus au nord. C’est en important la culture grecque que l’art du barbier a conquis Rome. Ticinius Mena, un sénateur romain revenu d’un voyage dans une colonie grecque de Sicile, a ainsi introduit la coutume grecque des salons de barbiers. Dans une vieille pièce romaine datant du 3e siècle av. J.-C., le consul Scipion l’Africain est montré totalement rasé. Les barbiers étaient alors appelés les tonsors. Comme les Grecs, les Romains soignaient leur apparence, et l’art du barbier est devenu au fil des siècles une activité largement pratiquée.

Le Moyen Âge et les barbiers-chirurgiens

Au Moyen Âge, en 1096 à Rouen, l’évêque de la ville interdit aux prêtres de pratiquer la chirurgie. Des barbiers y virent une occasion de diversifier leurs activités. Ils se firent appeler les barbiers-chirurgiens et formèrent le premier syndicat dans cette ville. Cette profession se généralisa en France puis en Angleterre. Ils ne coupaient pas seulement les cheveux et les barbes, mais avaient également des fonctions de chirurgiens et de dentistes. Ils exerçaient des soins aux dents, soignaient les blessures et faisaient de légères opérations chirurgicales. C’est à peine quelques siècles plus tard que les barbiers commencèrent à confectionner les sièges de barbier à roulettes, possédant un appui-tête et un repose-pied.

Figaro dans le Barbier de Séville

Une illustration culturelle du métier de barbier est le personnage de Figaro dans la pièce de théâtre de Beaumarchais, Le Barbier de Séville. Figaro y est un ancien servant reconverti en barbier à Séville et va aider son ancien maître, un comte espagnol, « Le Comte » dans la pièce. Grâce à son activité de barbier, il pourra avoir accès au domicile du docteur Bartholo qui garde enfermée la dulcinée du Comte.

Le retour des barbiers de nos jours

Tombé légèrement en désuétude ces dernières décennies, le métier de barbier est aujourd’hui en pleine croissance. L’amour des hommes pour les barbes rasées traditionnellement au blaireau et au coupe-chou revient, et les coiffeurs-barbiers sont aujourd’hui des professionnels à temps plein, dévoués à leur art.

Sources :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Barbier_de_S%C3%A9ville
https://sites.google.com/site/civilisationromaine/artisans-et-commercants-romains/le-coiffeur-barbier